Après les passages de la tempête Rachel puis de l’ouragan Simon, la côte pacifique du Mexique a été balayée par un autre cyclone, baptisé Trudy. Une nouvelle conséquence du phénomène El Niño, caractérisé par une hausse de la température du Pacifique et très virulent cette année.
Ces dernières semaines, le Mexique est loin d’être épargné par les évènements climatiques extrêmes, et particulièrement par le phénomène El Niño, annoncé comme particulièrement virulent cette année. Ce dimanche, l’ouragan Trudy a balayé certaines zones de la côte pacifique du pays. Il s’agissait d’une tempête de catégorie 2, marquée par des vents soutenus de 155 km/h, comme le rapporte la CNCB. La marine mexicaine avait exhorté les marins et les habitants des zones côtières à faire preuve d’une extrême prudence, évoquant de fortes vagues, de fortes pluies et le risque de crues, d’inondations, mais également de glissements de terrain. Selon les estimations, Trudy a provoqué entre 10 et 20 centimètres de pluie tout au long de son passage, avec des cumuls ponctuels pouvant atteindre 38 centimètres.

« On n’a même pas le temps de se remettre d’une tempête qu’une autre arrive déjà », a déploré Ricardo Trejo, 43 ans, gérant de restaurant à Acapulco, dans les colonnes du Los Angeles Times. Ce dernier pointe en outre les conséquences de ces ouragans, « qui laissent derrière eux des catastrophes et des pertes financières ». « Le tourisme chute, des emplois sont perdus, des familles souffrent, des enfants manquent l’école », a constaté le restaurateur.
Cet ouragan n’est que le dernier d’une longue liste de catastrophes climatiques s’étant abattues sur le pays. La semaine dernière, c’est la tempête Rachel qui a ravagé le nord-ouest du Mexique, notamment l’État de Basse-Californie, une zone pauvre et peu urbanisée. Au moins huit personnes sont mortes sur son passage, d’après le dernier bilan des autorités publié le 14 octobre, mais l’armée et la marine mexicaines poursuivent leurs recherches.
L’épisode El Niño d’une « intensité sans précédent »
Plus au sud, dans l’État mexicain de Guerrero (sud-ouest), l’ouragan Simon a causé la mort d’une personne de 71 ans, victime de « l’effondrement d’un mur », a aussi indiqué la gouverneure Evelyn Salgado, le 12 octobre. Simon, qui a provoqué des pluies torrentielles, n’a toutefois pas touché terre ni causé les importantes destructions redoutées, les vents ayant faibli au contact de reliefs montagneux lors de sa progression le long de la côte, dont il s’éloigne désormais. L’ouragan, de catégorie 2 (sur 5) sur l’échelle de Saffir-Simpson, avait également soufflé des vents jusqu’à 155 km/h.
Si la multiplication des tornades n’est pas inhabituelle pour le Mexique, qui connaît une saison des ouragans de mai à novembre, elle est particulièrement renforcée cette année par le phénomène El Niño, particulièrement puissant. Caractérisé par une hausse de la température des eaux du Pacifique, le phénomène, qui se produit tous les deux à sept ans, entraîne une saison cyclonique plus intense dans la région du Pacifique.
Et, cette année, les autorités sont particulièrement alarmistes : « L’épisode El Niño actuel pourrait être d’une intensité sans précédent, dépassant littéralement les échelles de suivi que nous utilisons depuis quatre décennies », a ainsi déclaré devant la presse à Genève la secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Celeste Saulo, ce mercredi 21 octobre.
Source – https://www.parismatch.com/
